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Loin des clichés liés au scoutisme, la troupe d'Aywaille trouve sa raison d'être dans une relation ouverte, souple et responsabilisante entre scouts et animateurs. Sans renier les principes fondamentaux du scoutisme, la troupe d'Aywaille peut avoir une vision moderne, tenant compte des préoccupations et des intérêts des jeunes qui leur sont confiés.
Ensemble ,ensemble, Notre devise est en ce mot Ensemble, tout semble, Plus beau.
Tout d’abord : la vie de plein air.
Non, ce n’est pas ringard ! L’écologie est à la mode. Notre planète est menacée par une multitude de pollutions et la meilleure façon d’éduquer l’Homme à sa défense est de permettre à celui-ci de découvrir ce qu’elle lui offre de plus beau. Le scout aime et protège la Nature, car il la fréquente et l’apprécie au fil des grands jeux, hikes et camps.
Qu’il vente, neige, pleuve ou sous le soleil de juillet, il n’en finira pas de parcourir et d’aimer son beau pays d’Ardenne… et bien d’autres.
Ensemble nous avons gémi, Sous le lourd sac qui brise. Ensemble nous avons frémi, Au baiser de la brise.
Le scout sait aussi s’épanouir dans l’effort.
Tant d’anciens ont appris à « mordre sur leur chique » lorsqu’ils arpentaient nos noirs coteaux, sac au dos et pieds en feu ! Une longue marche, une étape à terminer coûte que coûte, valent bien un match de foot. ou un combat de judo. Ici, cependant, pas d’adversaire hormis soi-même et la seule volonté d’aller jusqu’au bout, parfois en portant le fardeau du plus faible pour l’honneur de la patrouille.
Ensemble nous avons chanté, Tous d’une même haleine. Ensemble nous avons jeté, Nos chants au vent des plaines.
Que l’on chante juste ou comme une casserole (bien chanter s’apprend…), le scout appréciera ces feux de camp et veillées où la fraternité s’exprime mieux qu’ailleurs.
Chants et sketches alternent avec jeux et totemisations au cours desquelles le jeune scout percevra vraiment la plénitude de l’amitié de ses chefs et compagnons.
La totemisation (attribution d’un nom d’animal) est chez nous un moment magique. Loin du bizutage débile et vexatoire, il s’agit d’une fête à l’issue de laquelle le totemisé se sentira fier et heureux d’avoir fait l’objet de l’attention sérieuse et bienveillante de toute la troupe.
Ensemble nous avons cherché, Le bois et la bruyère. Nos fronts se sont illuminés D’une même lumière.
Au camp, il faut avoir vu les garçons aménager avec zèle leur coin de patrouille pour comprendre que la socialisation compte beaucoup dans l’esprit scout.
Arrivés sur place, le campeur découvre un milieu hostile. C’est bien simple : il n’y a rien et pourtant il va falloir y vivre quinze jours ! Dès la tente montée, commence alors la « pacification » du lieu : charge bois pour les feux et constructions (wood craft), distribution des tâches car il faut cuisiner, faire la vaisselle, ranger la malle patrouille, bien gérer les outils, bref, en peu de temps le camp devient un hameau avec ses rites, ses petits conflits, ses rires et ses pleurs ( gare au coupe de masse sur le tibia …) et par-dessus tout çà : un grand bonheur de vivre sous le ciel du Bon Dieu.
Ensemble nous avons appris, Bien mieux que dans un livre, Ensemble nous avons compris Qu’il faut aimer pour vivre.
Au fond, cet ultime couplet résume admirablement ce que nous cherchons dans notre vie scoute : devenir des citoyens responsables, bons compagnons, utiles à la société, respectueux de ses lois et rayonnants de la joie du Christ.
ENSEMBLE William Lemit © Ed. Salabert